Voici pourquoi vous devez respirer par le nez (et non par la bouche)

Nous nous souvenons des recommandations de nos mères de mâcher notre nourriture lentement, car cela favorise une bonne digestion en permettant aux enzymes digestives dans la salive de jouer un rôle optimal. De même, une bonne respiration peut aussi affecter notre biologie.

La respiration profonde aide à prévenir les troubles respiratoires, comme la bronchite, l’emphysème et l’essoufflement. La pose de Yoga « Blowing in Firm Pose » par exemple, améliore la digestion et la circulation et augmente l’élasticité des poumons avec chaque expiration forcée (c’est la technique des spiromètres utilisés dans les hôpitaux pour les patients post-opératoires).

Fondamentalement, la respiration nasale fournit le niveau de dioxyde de carbone (CO2) dans nos poumons et dans notre sang. Les niveaux de dioxyde de carbone, qui régulent le pH sanguin, permettent la libération adéquate de l’oxygène dans nos tissus et notre cerveau. Beaucoup ont la vague impression que le CO2 est mauvais pour notre santé. Bien au contraire, sans CO2, nous ne pourrions pas obtenir l’oxygène dont nous avons besoin. Ainsi, nos globules rouges libèrent l’oxygène qu’ils transportent afin de garantir les niveaux appropriés de CO2 dans notre organisme.

La plupart du CO2 que nous utilisons ne vient pas de l’atmosphère ; notre corps le fabrique en tant que sous-produit du processus corporel naturel. Par conséquent, si nous ne respirons pas correctement, alors nous ne serons pas en mesure de produire des niveaux appropriés de CO2.

Comment ça marche

Les poumons emmagasinent le CO2. Si les niveaux requis de dioxyde de carbone sont insuffisants, nous commençons à sentir des déséquilibres, qui se transforment en symptômes. Le cerveau est réglé pour déclencher la respiration par le diaphragme, quand les poumons disposent des niveaux de dioxyde de carbone adéquats. Vous pourrez atteindre et maintenir le bon niveau de dioxyde de carbone aussi longtemps que vous respirez correctement.

La respiration fonctionnelle des adultes est de 8 à 10 flux par minute, au repos et par le nez (pas par la bouche) entraînée par le diaphragme (et non par le haut de la poitrine). Le plus important, la respiration doit être silencieuse ; si elle émet un bruit, alors celle-ci cache un trouble.

Pourquoi la respiration nasale

Tout simplement parce que le nez est l’organe qui est fait pour respirer. Il a un système de filtration en quatre étapes : Les poils filtrent les particules dans l’air ; la muqueuse a une enzyme qui tue les virus et les bactéries ; les cornets et sinus réchauffent et conditionnent l’air, puis produisent l’oxyde nitrique qui améliore la fonction pulmonaire.

Avant que l’air ne pénètre dans les poumons, il passe à travers les deux derniers filtres ; les végétations et les amygdales. Ce système est important car les poumons sont très sensibles et donc c’est mieux qu’ils reçoivent l’air qui a traversé ces quatre étapes de filtration du nez, plutôt que par la bouche.

Les dysfonctionnements de la respiration buccale

Chez une personne qui respire régulièrement par la bouche, nous verrons trois problèmes immédiats : des niveaux plus bas de CO2 dans les poumons ; une concentration de CO2 plus faible dans le sang et un débit d’O2 restreint au cerveau et autres tissus.

Les niveaux incorrects de CO2 provoquent un pH artériel à la hausse, vers sa limite alcaline, et une alerte est envoyée au cerveau. Celui-ci commande au diaphragme d’arrêter la respiration, afin de permettre aux niveaux de CO2 d’augmenter à nouveau. Le diaphragme se met en mouvement et la respiration suivante est autorisée seulement au moment où le pH sanguin est rétabli et l’O2 circule à nouveau.

Les risques

Afin de maintenir le niveau approprié de dioxyde de carbone dans les poumons, et par conséquent un pH sanguin adéquat, il faut contrôler la vitesse et la profondeur de respiration. Cela se fait à l’aide du diaphragme. Si nous n’utilisons pas le diaphragme comme muscle principal pour la respiration, nous aurons des difficultés à maintenir le niveau de dioxyde de carbone correct dans nos poumons.

Quand nous respirons par notre bouche, nous commençons à utiliser notre poitrine pour respirer. Ce cycle de respiration pauvre bouleverse la chimie de notre corps et provoque la réduction du CO2 à un niveau dysfonctionnel dans nos poumons. Cela oblige le cerveau à arrêter le diaphragme jusqu’à ce que le dioxyde de carbone dans les poumons soit restauré à un niveau sain.

Dans son effort de réduire l’expulsion de CO2, le cerveau va également restreindre automatiquement les tubes du corps – En effet, tous nos systèmes sont composés de tubes (la digestion, la respiration, la circulation) – Des plus grands tubes, comme nos intestins et l’œsophage, aux plus petits, comme les veines et les capillaires, notre cerveau va resserrer ceux-ci afin rétablir le niveau approprié de CO2.

En outre, la respiration buccale affecte bien plus que nos niveaux de CO2 et d’oxygène ; elle influe sur la digestion et la circulation du sang et de la lymphe et même sur notre humeur et notre cognition. En somme, la respiration nasale est recommandée, car la plus correcte et elle garantit l’équilibre du corps.

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